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Pourquoi l’intrapreneuriat est bien plus qu’un gadget

En misant sur l’intrapreneuriat, certains groupes importent ce qui fait le succès des start-up en s’appuyant sur leurs ressources internes. Que ce soit pour l’entreprise ou pour le salarié, les résultats sont prometteurs. A condition de respecter quelques règles.

Permettre à des salariés de devenir entrepreneurs en développant un projet innovant au sein de l’entreprise tout en conservant leur statut, tel est le principe de l’intrapreneuriat.

Si l’on constate un regain d’intérêt pour l’intrapreneuriat, ce concept est relativement ancien : il a été théorisé pour la première fois en 1978 par le couple d’entrepreneurs américains Elizabeth et Gifford Pinchot dans leur célèbre article « Intra-Corporate Entrepreneurship ». « Les intrapreneurs sont les employés qui adoptent une attitude entrepreneuriale au sein d’une organisation existante », résume Véronique Bouchard, qui enseigne la stratégie et l’entrepreneuriat à l’EM Lyon.

« Cela permet de créer des passerelles entre des personnes qui travaillent dans d’autres domaines », renchérit Bruno Colchico, directeur de laboratoire pour 3M France, groupe américain connu pour sa règle des « 15% » (soit le temps octroyé aux salariés pour entreprendre), mais aussi et surtout pour avoir été à l’origine de l’une des inventions emblématiques des années 70 : le Post-it, fruit d’une mise en commun du travail de deux chimistes de la société, Spencer Silver et Arthur Fry.

De nouvelles opportunités de croissance

Selon Fabrice Poussière, porte-parole de l’association Les Hacktivateurs, cité par le magazine Challenges, l’intrapreneuriat est « un gage de reconnaissance et un accélérateur de carrière, mais pas la voie pour devenir le nouveau Mark Zuckerberg ».

C’est toutefois pour rester à la pointe de l’innovation que les entreprises prennent la question de l’intrapreneuriat à bras le corps. La finalité restant de capter ce si précieux « esprit start-up ». « La Poste, Crédit Agricole, Axa, Alcatel-Lucent et bien d’autres : la démarche peut s’appliquer sans limites à tous les secteurs », assure Aude Bohu, directrice associée de Talentis et experte du coaching de dirigeants. Synonyme de nouvelles opportunités de croissance pour les entreprises et d’épanouissement pour les salariés, le principe de l’intrepreneuriat doit toutefois être soutenu par l’ensemble de l’organisation pour porter ses fruits. « Gare aux bâtons que peuvent mettre dans les roues les managers qui ont des objectifs à atteindre et ne voient pas toujours d’un bon œil qu’une ressource leur échappe », prévient Fabrice Poussière.

Outre l’adoption d’une nouvelle forme de leadership et d’organisation, l’intrapreneuriat invite les sociétés à repenser les notions d’échec, de réussite et de risques. “On demande aux collaborateurs de prendre tous les risques, avance Farid Lalhou, cofondateur de Des bras en plus, ce qui implique de leur donner le droit d’échouer. » L’autre condition étant d’apporter un soutien sans limite au salarié-entrepreneur en cas d’échec.

L’intrapreneur, une ressource rare

A force de prendre de l’ampleur, le phénomène de l’intrapreneuriat est en train de s’autonomiser au sein des entreprises. Ce qui soulève une question : l’intrapreneur peut-il devenir un métier à part entière à l’avenir ? C’est l’un des sujets sur lequel travaille Gilles Teneau, enseignant-chercheur au Lemna (université de Nantes). « Les intrapreneurs sont des personnes créatives, intuitives, très spécialisées dans leur domaine, qui aiment prendre des risques, détaille celui qui est également responsable du CIRERO (Centre de recherches en résilience organisationnelle). Bref, des ressources rares. »

Secteur bancaire, industrie, services : la plupart des grandes entreprises ont compris l’incroyable potentiel d’innovation qu’elles peuvent libérer en développant l’intrapreneuriat. « C’est une formule tout bénéfice pour les groupes, poursuit Fabrice Poussière, cela valorise les collaborateurs et permet de développer de nouveaux projets viables à moindre coût. Mais pour cela, il faut frôler les limites. Les entreprises, très normées en France, doivent penser à l’avenir avec des projets qui vont peut-être les remettre en cause. »

By | 2018-02-12T14:29:28+00:00 mars 14th, 2017|blog|0 Comments

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